24 juillet 2014

La désiluxion

 
Aucun doute possible, rien de plus efficace que l'industrie de la beauté pour nous mettre des étoiles dans les yeux et nous faire rêver ! De beaux packagings, de grandes promesses, du glamour en veux tu en voilà... nous font parfois perdre la raison et craquer pour des produits hors-de-prix. Dans le meilleur des cas, notre enthousiasme à l'usage du soin nous permet de relativiser un peu le craquage mais lorsqu'au contraire le retour sur investissement n'y est pas, c'est la "désiluxion". Ces dernières semaines, j'ai intégré dans ma routine beauté un sérum et une crème de jour, reçues toutes les deux pour tests, et dont les prix sont encore plus obscènes que le comportement de Miley Cyrus depuis quelques temps. C'est dire si l'on frôle l'indécence ! D'un côté, le sérum Hydra Beauty de Chanel qui coûte près de 100€, que je faisais suivre de la crème La Potion Infinie de la nouvelle marque Argentum, un luxe à 169€ quand même. Je crois que c'est bien la première fois que j'utilisais un combo aussi premium, généralement j'essaie de mixer un produit GMS/pharmacie avec un autre de parfumerie pour varier les plaisirs mais cette fois, il faut croire que mon côté "grand luxe" a pris le dessus ! Malheureusement et au bout du compte, un seul de ces deux a rempli sa part du contrat, l'autre ayant plus déçu encore que l'équipe du Brésil au dernier Mondial. Vous avez une petite idée sur l'auteur de cette trahison ? Je vous raconte ça de suite !


Lorsque j'ai reçu le produit Argentum au courrier (il vient tout droit d'Angleterre), j'ai pris une grosse claque dans la tronche (façon de parler hein, il n'est pas sorti du colis une main géante et bien décidée à me claquer le beignet). Je crois que c'est peut-être le plus bel écrin cosmétique que je n'ai jamais vu de ma beauty addict de vie. Un boîtier cloche absolument sublime, d'un noir on ne peut plus élégant. En l'ouvrant, une carte façon tarot (je suis le magicien apparemment, cela me convient à merveille) cache une notice graphique à souhait et d'une modernité folle. Un mini-dépliant so cute dans lequel en dernière page se cache une encoche où est glissée la spatule, noire elle aussi, servant à prélever le produit. Avoir le souci du détail à ce point, c'est presque inquiétant ! Si la personne à l'origine de tout ça se décidait un jour à commettre un homicide, je peux vous assurer qu'on ne pourra jamais l'arrêter var visiblement, elle est du genre à penser à tous dans les moindres détails. Sous ce leaflet, le pot de cette fameuse Potion Infinie. En verre noir, il en impose littéralement d'autant que sa contenance généreuse (70ml quand même, c'est assez rare sur du soin visage, et encore plus à ce niveau de prix) lui confère un effet massif et pourtant épuré à souhait. Paradoxe quand tu nous tiens. Aucune indication n'est inscrite dessus, hormis le sceau de la marque gravé en relief sur le bouchon. Si l'on était au patinage artistique (ou à Danse avec les stars si vous préférez, je ne suis pas sectaire sur les références à deux balles), je crois que je mettrais sans la moindre hésitation la note maximale pour le côté artistique de la prestation. 10/10, rien à redire, c'est un sans-faute. Quel dommage du coup que le reste ne suive pas...


Car il faut bien le dire, la note technique que je lui attribuerai sera elle beaucoup moins généreuse. On a l'impression que c'est Shy'm qui entre en scène au moment de découvrir le pot, puis lorsqu'on l'ouvre, on se rend compte qu'on est en fait devant Marthe Mercadier ! Dès l'ouverture du pot, j'ai su que cette crème et moi, on allait pas être potes sur un point pourtant terriblement important à mes yeux : son parfum. Mon Dieu, ça cocotte les huiles essentielles là dedans ! Si vous aimez ce genre d'odeurs alors aucun souci mais moi qui n'en suis pas plus fan que ça, j'ai un peu déchanté. Mais comme je suis un mec qui aime aller au-delà de ses premières impressions, je n'en suis évidemment pas resté là et j'ai quand même intégré ce soin à ma routine. Du matin en l'occurrence puisque comme La Potion Infinie promet de faire une peau lumineuse, immédiatement liftée et parfaitement hydratée, alors autant ne pas être égoïste en ne faisant profiter uniquement à mon oreiller de ce magnifique visage qui sera le mien !


Sauf que pour profiter de tous les bienfaits de cette crème, il faut d'abord l'appliquer. La faire pénétrer dans la peau quoi... Dis comme ça, ça a l'air simple mais je vous assure que ça ne l'est pas tant que ça ! Je trouve que cette crème a une très fâcheuse tendance à savonner sur la peau, et demande à être massée un petit peu trop longtemps pour être absorbée. Je trouve qu'à ce prix là, on est quand même en droit d'attendre une texture un peu plus moderne. Mais surtout, le plus embêtant, c'est que je n'ai pas du tout constaté les bienfaits qu'on m'avait promis, il y a clairement tromperie sur la marchandise de mon côté. Cette crème est encore plus surfacturée qu'une convention UMP sous Bygmalion. Pour l'hydratation, rien à redire, la crème fait son job (et encore, on est sur le printemps/été, il faudrait voir aussi au coeur de l'hiver) mais par contre, sur l'éclat ou le côté tenseur, je n'ai strictement RIEN constaté (vous avez vu, je fais comme les gens qui s'énervent par texto, j'écris en majuscules pour exprimer ma colère !). Au fur et à mesure - Liane Foly, dédicace à toi à qui je pense à chaque fois que j'écris ces mots - que la quantité de crème restante dans le pot descendait, je trouvais que le produit était de plus en plus difficile à prélever à cause de la forme particulière du pot. Ce que je ne voyais au début que comme un magnifique objet devenait une plaie au quotidien. Vous savez, cela me faisait penser à ces trucs de déco qu'on achète et dont on se rend compte à l'usage qu'ils sont en fait hyper pénibles. Genre un magnifique canapé mais dans lequel on serait toujours mal installé ! En clair, et vous l'aurez compris, je suis terriblement déçu. Very disappointed ! Ce soin avait tout pour plaire, j'aurais tellement voulu l'aimer, vous dire que oui, il coûtait un rein mais que c'était parfaitement normal vu son efficacité. J'aurais voulu que ce ne soit pas moi qui reçoive la carte du magicien, mais le soin en lui-même. Mais là non, la magie n'a pas opéré...


Heureusement, les choses se sont mieux passées du côté du sérum Chanel, à tel point que j'ai eu un petit pincement au coeur lorsque j'ai découvert hier que j'étais arrivé à la fin du tube (grrrrr, on ne remercie pas le pack blanc opaque qui ne permet pas de se préparer à la douleur psychologique ressentie lorsqu'on se rend compte que bah non, il n'y en a plus !). Mais bon, je ne lui en tiendrais pas rigueur car clairement, ce sérum boxe dans une autre catégorie ! Et s'il concoure dans la catégorie des poids plume tant sa texture fluide pénètre en un rien de temps dans la peau (ah c'est sûr que ça change du produit Argentum), il s'impose en revanche comme un poids lourd dans la team de mes sérums préférés. Lui aussi promet d'hydrater et de donner un maximum d'éclat (rien en revanche sur l'anti-âge)... et il le fait. Il procure en effet un véritable glow à la peau, vous constater clairement l'avant / après application, c'est un réveille-teint bien appréciable les matins au teint brouillé. Et puis, que dire de son parfum, beaucoup plus frais et que j'ai lui littéralement adoré. Même s'il est plus classique et un peu moins joli, le flacon pompe présente en tout cas l'avantage d'être pratique et plus hygiénique. Alors bien sûr, on peut sûrement trouver des sérums bien plus abordables, je vous le concède bien volontiers. Mais n'empêche que celui-ci fait vraiment du bon boulot et avec un petit code de 20% de réduction que l'on peut souvent dégoter en pharmacie, c'est un luxe qui pour le coup peut se justifier.

Au final, un peu déçu quand même car j'aurais bien voulu que le produit le plus cher de ma beauty addict de vie m'apporte pleine satisfaction mais bon, ce ne sera pas le cas ! Vous avez déjà connu vous un produit que vous aviez trouvé cher et qui finalement s'était révélé décevant ? Si oui, n'hésitez pas à me raconter votre expérience, je me sentirais moins seul !

12 juin 2014

Mes 2 derniers beauty crush !


Pfiooou, ça fait bizarre de se retrouver derrière mon écran après tout ce temps ! Le mois de mai est passé à une telle vitesse, entre les jours fériés, quelques week-ends de vacances (Séville que j'adore définitivement et que je vous recommande aussi chaudement que son climat), le taf d'une semaine à chaque fois concentré sur 3 jours... je n'ai pas touché terre ! Et puis je vous avoue que parfois, la blogo beauté me fatigue, je trouve que les choses y sont de plus en plus lisses, calculées et marketées, ce qui me désole au plus haut point. Enfin bref, ceci est encore un autre sujet et si je me pose derrière mon écran aujourd'hui, ce n'est pas pour ouvrir ce débat pourtant fort intéressant mais pour partager avec vous deux produits pour lesquels j'ai eu un véritable coup de coeur ces derniers mois (il y en a d'autres en revanche qui m'ont hautement déçu mais ça je vous en reparlerais un peu plus tard). Deux soins que j'ai en plus le plaisir d'utiliser quotidiennement puisqu'il s'agit d'un nettoyant visage et d'un gel douche (et que, soyez fiers de moi, je me lave la tronche et le corps tous les jours!). Je vous les présente ?!

POUDRE EXFOLIANTE METAMORPHOSE SEPHORA


Je crois que c'est la première fois que j'utilise un produit MDD de l'enseigne number one de la beauté. Non pas que j'ai moins confiance en leur efficacité qu'en la probité de Jean-François Copé mais simplement que pour l'instant, aucun n'avait suffisamment piqué ma curiosité pour intégrer ma salle de bains. Il y a quelques années, je vous avais parlé de mon coup de coeur pour le mythique Daily Microfoliant de Dermalogica, un produit permettant une exfoliation enzymatique quotidienne et qui pour moi est le meilleur nettoyant quotidien que j'ai eu l'occasion d'essayer dans ma beauty life. Oui, oui, rien que ça, je n'exagère pas ! Il débarrasse à merveille et en douceur l'épiderme des cellules, affine le grain de peau comme aucun autre et redonne de l'éclat : en clair, je l'aime autant que le Kouign-amman mais à un détail près : son prix. Plus de 60€, ça déchire un peu, même si comme je l'expliquais à l'époque, le produit dure facilement 5/6 mois, même avec une utilisation quotidienne. 


Du coup, j'étais plus que curieux lorsque j'ai découvert que Sephora allait lancer un produit dans la même artère (ou la même veine si vous préférez)... mais à prix Sepho (de mémoire, 13€ et des brouettes de l'amour est dans le pré). Du coup, lorsque je l'ai reçu de la part de la marque, il a rejoint dès le lendemain matin ma routine beauté. Un rapide coup d'oeil aux conseils d'utilisation me permet de découvrir que je peux soit l'appliquer seule une fois par semaine ou bien alors quotidiennement en la mélangeant avec un nettoyant visage. J'opte pour cette seconde solution car j'utilisais tous les matins le produit Dermalogica, du coup je me suis dit que cela sera plus simple pour les comparer. Cela reste en tout cas un petit point faible de ce produit Sephora qui nécessite du coup d'avoir un autre nettoyant pour pouvoir en profiter everyday. Pour ma part, j'ai choisi un gel nettoyant bio le plus neutre possible. Le rituel est on ne peut plus simple : dans la paume de ma main gauche (ça marche aussi si vous le faites dans la main droite bien sûr, je parle ici pour les droitiers maladroits comme moi!), je verse un peu de nettoyant, je saupoudre de poudre Sephora grâce à son flacon façon salière et j'applique par doux mouvements circulaires sur visage humide. 2 minutes top chrono, à peine plus de temps qu'il n'en faut à une chanson de Benjamin Biolay pour m'insupporter, c'est dire si c'est rapide !


Pour celles et ceux qui redoutent un effet trop abrasif, rassurez-vous, ce n'est pas du tout le cas. Honnêtement, on ne sent pas "grand chose" et les peaux sensibles peuvent s'y risquer aussi je pense. Certes, il y a forcément une part d'exfoliation mécanique (les petits grains de poudre) mais c'est plus particulièrement l'aspect gommage enzymatique qui m'intéresse ici. De l'acide salycilique, de l'extrait de grenade... les actifs utilisés ne sont certes pas spécialement novateurs mais ils ont l'avantage d'être diablement efficaces. Après utilisation, un coup d'oeil rapide dans le miroir me permet de me rendre compte de son efficacité. Le grain de peau est vraiment nickel, et j'ai la sensation d'avoir la peau bien fraîche. Surtout, c'est au fil des semaines que je me rends compte de son efficacité à travers des choses concrètes. Un exemple aussi bête qu'un Chti d'NRJ 12 pour vous le prouver ? Depuis que j'utilise cette poudre, j'ai diminué par 3 l'utilisation de patchs contre les points noirs sur le nez. Généralement, c'est quelque chose que je faisais tous les 10 jours et là, je suis tombé sur la boite de patchs la semaine dernière en me rendant compte que cela faisait presque un mois que je n'en avais plus fait. Pour assainir la zone T, cette poudre est top, foi de Teddy.


En plus, et comme pour le Dermalogica, j'ai l'impression que la poudre Sephora va me durer une vie. Même éternels, les vampires de Twilight n'en verraient à mon avis pas le bout tant ce truc dure longtemps. Je l'utilise chaque jour depuis bientôt deux mois et le flacon a si peu descendu qu'on croirait qu'il est encore neuf. Je vous tiendrais au courant mais franchement, j'en suis à me demander s'il ne va pas me tenir jusqu'à la fin de l'année ! Au final, ma préférence reste quand même au Daily Microfoliant Dermalogica qui fait la différence grâce à son utilisation quotidienne sans autre soin à y adjoindre et aussi pour sa formule vraiment canon, mais je reste quand même bluffé par cette poudre Sephora qui jouit d'un très bon rapport qualité / prix. Pour toutes celles qui se refusent à mettre 60€ dans un soin, ce que je comprends parfaitement, je vous le recommande donc chaudement. 

SHOWER OIL GREEN VALLEY SABON


Lorsque je me fais une petite session shopping et qu'il y a un Sabon dans le quartier où je décide de me balader, vous pouvez être certain que je vais m'y arrêter faire une halte. J'adore littéralement l'univers de cette marque que je trouve absolument sublime. La mise en scène des produits, les élégants flacons de ces derniers, la fontaine en pierre où les tester, le parfum qui y règne... tout me plait. Sauf que jusqu'alors, je n'y avais jamais rien acheté. Non pas que rien ne me tentait, c'est même tout l'inverse en l'occurrence, mais simplement la raison qui me rappelait à l'ordre en me disant "Teddy, sois raisonnable, tu as déjà suffisamment de produits dans ta salle de bains pour les 5 prochaines années". Vous savez, un peu comme dans les films, on a le petit ange moralisateur sur une épaule, et le petit démon de l'autre. Et bien il y a quelques mois, le petit démon a foutu une sévère dérouillée à ma bonne conscience (un peu comme celle que les Bleus vont prendre très vite au Brésil, c'est vous dire). Envie de voir ce que les produits Sabon avaient dans le ventre et comme la marque se distingue notamment sur son offre bain et  douche, j'ai eu envie de commencer par là en m'offrant une huile de douche. Sauf qu'il fallait alors réussir à choisir le parfum que je préférais, ce qui était loin d'être une mince affaire car si je m'écoutais, je les voudrais tous ! J'ai finalement opté pour Green Valley, rebaptisé "Jardin Printanier" en français. Pas très glamour et même un peu "méméisant" sur les bords mais pourtant irrésistible. Ca sent l'herbe fraîche, le muguet, la nature au petit matin... du pur bonheur si vous aimez ce qui est délicatement rafraichissant. Sur son site, Sabon dit qu'il y a aussi des notes de pomme mais moi qui déteste l'odeur de ce fruit, je ne l'ai pas sentie.


Evidemment, au moment de passer à la caisse, cela ne fait pas vraiment plaisir. 22€s pour un produit douche, c'est clairement tout sauf raisonnable et c'est bien la première fois d'ailleurs que j'investissais tant dans un produit "du quotidien". Mais je ne l'ai pas regretté la moindre seconde car depuis la première fois que je l'ai utilisé, j'ai adoré ce produit ! Je ne vais pas vous en faire des tartines car cela reste avant tout un "simple" produit lavant mais n'empêche qu'il a tout bon ! Même si ce n'est pas véritablement une huile de douche (c'est en fait un gel enrichi de 4 actifs huiles), il nettoie on ne peut plus délicatement, n'agresse pas la peau qu'il laisse de surcroit douuuuuuce. Son parfum est vraiment agréable, et l'est d'ailleurs encore plus depuis quelques jours qu'il fait enfin un peu plus chaud. Je pense que cela va être le top au coeur de l'été car figurez-vous qu'il m'accompagnera toujours à ce moment là puisque si son prix est assez conséquent, sa contenance l'est tout autant, ce qui relativise grandement son prix. Son flacon pompe qui permet de ne prendre que ce dont on a vraiment besoin contribue aussi à en faire un produit finalement un petit peu moins onéreux qu'il n'y parait. Un petit luxe à s'offrir mais qui peut aussi faire un joli cadeau, la marque a des coffrets sympas (je le sais car j'en ai déjà offert!). En bref là aussi, un vrai coup de coeur !

En somme donc, voilà deux produits que je vous invite à aller zieuter d'un peu plus près lors de vos prochaines virées shopping. Peut-être même que certain(e)s parmi vous ont déjà eu l'occasion d'essayer cette fameuse poudre Sephora ou des produits Sabon ? Si oui, n'hésitez pas à m'indiquer dans les commentaires ce que vous en avez penser et à confirmer ou infirmer mon enthousiasme à leur propos ! Et sinon, votre dernier gros beauty crush, pour quel produit est-il vous ?

4 mai 2014

3 semaines / 3 secondes / 30 ans


Alors les amis,  tout le monde profite dignement de ce week-end qui visiblement était prolongé pour une grande partie de la France si j'en crois les couloirs déserts du métro vendredi (oui, moi j'étais au bureau car j'ai une théorie comme quoi il n'y a rien de mieux que d'aller bosser lorsque c'est calme au taf et que finalement, c'est à peu près la seule fois de l'année où on peut partir à l'heure le soir !). Enfin, ça c'était en tout cas avant. Pas avant de porter des lunettes comme dans la pub d'Afflelou, mais avant, quand j'étais jeune. Car aujourd'hui is a day un peu spécial pour moi, le seul de l'année (enfin, peut-être que de votre côté vous vous amusez à le faire plusieurs fois dans l'année, à chacun ses délires après tout!) où l'on souffle des bougies sur un gâteau. 30 bougies pour être exact. C'est un cap, c'est une péninsule qui pour l'instant reste un peu abstrait dans mon esprit. J'ai du mal à me représenter que cela puisse être de moi dont on parle lorsqu'on dit "Il a 30 ans". Dans ma tête, le compteur se situerait plutôt du côté des 25 et je n'ai pas la traître idée d'où sont passées ces 5 dernières années que je n'ai pas vu filer (si quelqu'un les retrouve, me contacter par message privé svp). J'aurais tellement aimé rester dans mes 20 ans toute ma vie mais je dois bien me résoudre à l'évidence : à moins que l'on me diagnostique un jour la maladie de Benjamin Button, cela m'a l'air définitivement foutu. Mais bon, puisqu'il parait que le seul âge qui compte vraiment est celui qu'on a dans la tête, alors j'ai bon espoir de rester éternellement jeune, et c'est bien tout ce qui compte au fond.


Comme clin d'oeil à cet anniversaire "tout rond", j'avais envie de ressusciter une rubrique qui je le sais fait partie de celles que vous affectionnez tout particulièrement, celle consacrée aux produits cultes de la planète beauté. Je me disais qu'il y avait très certainement un produit iconique qui comme moi soufflait ses 30 bougies en 2014. Et j'ai trouvé ! Pas n'importe lequel en plus puisque celui-ci est tellement incontournable qu'il en est même devenu une expression générique que l'on emploie bien plus volontiers que "poudre de soleil". Vous l'aurez sans doute déjà deviné, il s'agit de la Terraccotta Guerlain. La seule chose que je n'avais malheureusement pas prévu, c'est que monter ce billet allait se révéler plus pénible encore que le fait d'abandonner la vingtaine (les journalistes disent donc vrai lorsqu'elles se plaignent et expliquent que travailler avec le service communication - plus proche du sévice communication - Guerlain est aussi douloureux que d'écouter 3 fois de suite l'intégrale de Patrick Sébastien...). Je n'aurais donc malheureusement pas d'anciennes photos ou publicité à vous proposer pour retracer l'histoire de cette mythique poudre de soleil mais ce n'est pas grave, on va tenter de se débrouiller sans !


Donc nous disions que la Terraccotta était comme moi née en 1984 ! Une époque où il était de bon ton d'arborer toute l'année un teint hâlé, le bronzage faisant alors pleinement partie des signes extérieurs de vacances ensoleillées... et donc de réussite sociale. La quête effrénée des rayons du soleil commençait alors à être pointée du doigt par les dermatologues dont les campagnes sur les méfaits du soleil et les risques de cancer de la peau commençaient alors à peine. Et les autobronzant de l'époque auraient fait passer le orange de Casimir pour quelque chose de naturel... Autant dire que la création de cette toute première poudre de soleil était donc parfaitement dans l'air du temps d'autant que la force de la Terracotta imaginée par Guerlain se résumait alors en un claim on ne peut plus simple : "3 semaines de soleil en 3 secondes". Dès le début de son histoire, c'est son fini naturel qui fait la différence... et son succès immédiat. Car il faut bien l'admettre, appliquée avec parcimonie, cette poudre - alors proposée en une teinte unique - offre un fini bronzé sans jamais virer vers l'orangé tant redouté. De quoi oublier les fonds de teint et autres épaisses crèmes teintées que les femmes utilisaient jusqu'alors pour rehausser leur teint... Tient d'ailleurs, un mot quand même sur la méthode d'application de cette poudre car je pense que si les beauty addicts qui traînent par ici connaissent bien la technique du 3, ce n'est pas le cas de tout le monde si j'en crois certaines personnes que je croise parfois. Donc pour rappel, on forme - avec un pinceau bien touffu et bombé - un 3 sur le visage en allant du front vers la pommette en passant délicatement sur la tempe avant de redescendre vers le maxillaire.


Et si le bénéficie immédiat que procure ce produit est évidemment sa principale force, elle n'est pas pour autant la seule car ce qui fait aussi craquer les femmes dès la naissance de cette poudre... c'est son parfum assez facilement reconnaissable. Comme toujours chez Guerlain, qui est quand même avant tout un grand parfumeur, il a été extrêmement soigné. Bergamote et mandarine en tête, gardénia, jasmin ylang-ylang en coeur pour finir sur un fond aux notes boisées et vanillées... il a d'ailleurs été décliné cette année et pour la première fois dans un véritable eau de parfum pour combler les désirs de celles qui en sont définitivement accro. Moi perso, j'attends la bougie parfumée ! Devant le succès de ce produit, Guerlain va avoir la bonne idée de la décliner au fil des années. A noter par exemple que dès 1988, la marque en propose une version pour homme, dépourvue de la moindre nacre pour un résultat parfaitement mat. A l'intérieur, un blaireau évocateur de rasage remplace le traditionnel pinceau de ces dames "déculpabilisant" les hommes à utiliser un produit de maquillage. On ne s'en rend pas forcément compte aujourd'hui mais pour le coup, c'était hyper précurseur à l'époque où le marché de la beauté pour nous les mecs n'existait pas du tout. C'est encore un peu plus tard, dans les années Beverly Hills (les 90's quoi!) que Guerlain va injecter une facette "soin" dans ce produit make-up. La marque revoit en effet un peu sa formule initiale pour lui injecter des actifs soins (anti-déshydratation, anti-radicalaire...) mais également une légère protection solaire. 


Il faudra ensuite attendre les années 2000 pour voir les déclinaisons de couleur comme la Blonde et la Brunette que n'aurait d'ailleurs pas renier l'ami John Frieda ! Des variations de nuances pour s'adapter toujours au plus près de chaque carnation et proposer un fini encore plus naturel que le modèle initial. Mais le vrai coup de maître, ce sera la création en 2010 de la Terracotta 4 seasons. Bien vu de la part de Guerlain car le modèle original est principalement utilisé entre mai et septembre par les femmes alors cette déclinaison de 4 couleurs plus ou moins foncées et à mixer entre elles au fil de l'année permet dorénavant de leur tenir compagnie tout au long de l'année, même en plein coeur de l'hiver pour réchauffer leur teint éteint. En parallèle de ces déclinaisons "de fond", la marque s'appuie aussi sur le succès de sa poudre de soleil pour faire de "Terracotta" une vraie licence de soins et de maquillage où l'on proposera dorénavant gloss, khôl oriental, blush, autobronzant, boosteur de bronzage... Avec à chaque fois des packagings au même niveau que les prix de vente : à tomber à la renverse ! En parallèle, la Terracotta est également proposée chaque année dans un boîtier collector qui permet de sans cesse créer le désir et la curiosité, pas étonnant du coup qu'il s'en vende un boîtier toutes les 25 secondes dans le monde ! Je me suis amusé à faire le calcul et cela fait quand même 1 261 440 Terracotta vendues chaque année ! Et encore, je vous fais grâce des années bissextiles ! 

Vous avez déjà eu l'occasion de l'essayer vous, cette mythique Terracotta ? Et si oui, pour quel modèle aviez-vous craqué, l'original ou l'une de ses nombreuses déclinaisons ? Est-ce que vous en êtes une fidèle ou trouvez-vous que finalement, on peut trouver poudre de soleil d'aussi bonne facture mais à prix plus accessible ? Plus de 60 euros la poudre de soleil, est-ce que finalement on en arrive pas à un point où l'on paye justement davantage le côté produit culte et les sublimes packagings que la poudre en elle même ? Voilà, comme d'habitude, je vous laisse me raconter tout ça dans les commentaires ! Et vous souhaite un agréable dimanche ensoleillé !

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